L’avion solaire est un avion fonctionnant à l’énergie qu’il capte du soleil grace à des panneaux photovoltaïques installés sur la surface de l’aile; L’énergie lumineuse est convertie en énergie électrique. Un circuit électronique, relié aux panneaux alimente le moteur qui transforme cette énergie électrique en énergie mécanique au travers d’une hélice. Dans la majorité des cas, une batterie est utilisée pour stocker l’énergie supplémentaire afin de pallier le manque eventuel de Soleil. Cette énergie est propre et inépuisable certe mais présente une instabilité imprévisible à cause du temps. Dans l’état de la technologie actuelle, il n’est pas possible de transporter de personne grâce à ce moyen .
Le Solar Impulse est un projet vise à construire puis à faire voler de nuit comme de jour, un avion grâce à l’énergie solaire jusqu’à effectuer un tour du monde.
Deux hommes, pionniers et innovateurs, tous deux pilotes, assurent le développement de Solar Impulse depuis 2003 : Bertrand Piccard et André Borschberg
L’avion solaire, baptisé Solar Impulse, a pris son envol mercredi 7 avril. Avec son envergure équivalente à celle d’un Airbus A340 (63,40 mètres) et ses ailes recouvertes de quelques 12000 cellules photovoltaïques, le prototype a donc passé son baptême de l’air en effectuant un vol de deux heures. Equipé de quatre moteurs électriques embarqués, il a bouclé avec succès cette première sortie. Une réussite qui ne doit pas cacher les doutes bien réels qui accompagnaient cette tentative.
Après 7 ans de travail et de multiples retards dus à la météo, le Solar Impulse a donc finalement déployé ses ailes : une bonne nouvelle, mais pas une finalité. Sous deux ans, le projet doit aboutir à un vol autour du monde en 5 étapes. Pour y parvenir, l’avion doit encore démontrer sa capacité à fonctionner sans discontinuité sur de longues durées. Un défi qui suppose que l’avion possède suffisamment d’énergie pour effectuer un vol de nuit avant de pouvoir recharger ses batteries lithium-polymère aux premières lueurs du jour. L’équipe projet se donne encore deux ans pour être au point. Un délais qui laisse entrevoir de nombreuses nuits blanches aux ingénieurs impliqués.
