Doit-on sacrifier 900 hectares de terres agricoles pour le photovoltaïque?

 Le projet photovoltaïque beaucairois fait déjà parler de lui. Jamais en France, une telle surface(900 hectares)n’a été consacré au photovoltaïque du sol.

Mais dans ce dossier qui se décide en partie dans les coulisses du ministère de l’environnement et du développement durable, c’est tout le débat du foncier agricole qui se pose. 

Peut-on sacrifier 900 hectares de terre agricoles pour le photovoltaïque?

Qu’en pensent les agriculteurs?

Midi libre ouvre le débat d’un grand projet emblématiques comme potentiellement le plus important d’Europe.

«Ici on peut faire que du riz. Mes propriétés sont des terres salées, en zone inondable. Ce ne sont pas du tout des terres arables». Comme Henri Ravillon, riziculteur et propriétaire de 33 hectares sur la zone concernée, de nombreux beaucairois voient dans la centrale d’EDF énergies nouvelles  une chance inespérée .

En effet, l’operateur verserait aux agriculteurs un loyer annuel de 3000 Euros l’année. Une jolie somme, sachant qu’il s’agit de terres salines généralement rizicoles et que le cours du riz a fortement chuté l’an dernier.

Les jeunes agriculteurs du Gard(JA) sont opposés au projet, pour la défense du foncier.

« En France, chaque seconde 24 m2 de terres agricoles disparaissent. Prendre 1000 ha de foncier alors que c’est difficile d’en trouver c’est quand même aberrant. Nous on est contre tout projet photovoltaïque au sol» estime Gilles Sipeyre, secrétaire général des JA, pour qui l’agriculture gardoise n’est pas à vendre.

Président de la safer(société pour l’aménagement et le développement de l’espace rural) et de la chambre d’agriculture du Gard, Dominique Granier a fait de la préservation des sols agricoles son combat. Il semble négocier pourtant son feu vert. Il faut savoir s’il y a des compensations pour l’agriculture et combien.

Jacque Bourbousson, président de la FDSEA(fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) et surtout maire de Beaucaire, défend bec et ongles le projet et les 400 emplois qui vont avec. «La ferme photovoltaïque, tout le monde la veut chez lui!»Le conseil général du Gard, pourtant contre le photovoltaïque au sol sur des terres agricoles, est attentiste: il donnera son avis dans le cadre de la révision du document urbanisme.

Pour la région, Pietrasanta(fondateur du parti écologique), est formel: «si le projet se fait, c’est parce qu’il y a de l’argent.» On ne va pas en plus donner celui du contribuable

Enfin, au Scot Sud Gard((Schéma de Cohérence territoriale du Sud Gard), on attend la chambre d’agriculture.

Sur le plan administratif, le projet nécessite la révision du Plan local d’urbanisme de Beaucaire.
Il a besoin du permis de construire du préfet, au terme d’une année d’instruction, avec enquête publique.
La demande, attendue en fin d’année, sera accompagnée d’études d’impact, hydrauliques et environnementales. L’operateur devra aussi déposer une demande d’autorisation au titre de la loi sur l’eau. L’état suit le dossier de prés: les allers-retours du maire de Beaucaire à Paris, au ministère de Jean-Louis Borloo, sont fréquents.(source de l’article:Midi-libre)
 

 

Le chauffe-eau solaire fonctionnant en thermosiphon

C’est un système efficace qui permet d’assurer la production d’eau chaude sanitaire avec un faible cout d’installation.

Il consiste à installer les capteurs solaires en dessous du ballon de stockage d’eau chaude.

La circulation de l’eau(fluide qui chauffe l’eau du ballon) par thermosiphon présente une particularité intéressante: elle est naturelle. En fait elle résulte de la différence de densité entre l’eau contenue dans l’absorbeur et celle du ballon.

Ce système de chauffe-eau de thermosiphon doit être réalisé le plus souvent possible car il est entièrement autonome, sans calculateur ni régulation et fonctionne dés qu’il y a une différence de température entre les capteurs et le ballon d’eau chaude.

C’est la solution la moins onéreuse à l’achat, à l’installation et à l’entretien.

Ce chauffe-eau aura le meilleur rendement global et continuera de fonctionner en cas de panne car dans les installations solaires la grande majorité des pannes sont d’origine électriques

Ce type d’installation est surtout adapté aux climats chauds comme les Antilles.

En Europe, les déperditions thermiques du ballon à l’extérieur sont importantes en hiver. Toutefois vous pouvez couvrir votre ballon à l’aide d’un isolant.

 

 

Quelques conseils pour l’installation

Pour permettre la circulation thermo naturelle le ballon doit être placé plus haut que les capteurs. Ce qui est assez contraignant.( Pour faire face à ce problème vous pouvez éventuellement placer les capteurs ailleurs que sur le toit).

Afin de favoriser l’écoulement de l’eau à travers les capteurs, on préconisera une pente de 3mm par mètre pour que les pertes de charges ne soient pas importantes et ainsi faciliter la montée de l’eau chaude.

Si les pertes de charge sont trop élevées, l’eau est freinée et peut même ne plus circuler. Les tuyaux ne doivent donc pas être trop long (ils faut qu’ils soient le plus court possible) et il faut éviter les accidents de parcours comme les coudes ou les raccordement.

Pour une installation standard avec le ballon près du capteur, le diamètre interne des tuyaux de liaison est de 22 mm. Il faut augmenter les dimensions si le circuit est plus long.

Quels types de capteurs?

Certains capteurs solaires ne peuvent pas fonctionner en thermosiphon, car les pertes de charge dans le circuit hydraulique à travers l’absorbeur sont importantes. Il faut se renseigner auprès du vendeur ou du fabricant.

Des consignes à respecter:

Le thermosiphon fonctionne sans électricité, et avec un circuit ouvert il n’y a aucun danger.
Cependant, afin d’éviter le remplissage plus ou moins fréquent du circuit capteurs – échangeur avec de l’antigel, il vaut mieux, question de commodité installer un circuit fermé.

Dans ce cas, il faut ajouter un vase d’expansion et une soupape de sécurité. Il est recommandé également de placer un purgeur en partie haute et un robinet de vidange en partie basse.

Si vous êtes un bon bricoleur et que vous avez compris le principe, vous pouvez essayer d’installer un thermosiphon. Cependant il est préférable de faire appel à un technicien spécialisé.

La Boite Four Solaire Minimum. Ne payez plus le gaz pour faire votre cuisson!

En même pas quelques heures vous pouvez construire ce four pour un budget modeste. Il est suffisamment puissant et fonctionne bien.

En fabriquer un est profitable à long terme car l’énergie nécessaire à la cuisson est l’énergie solaire.

Voici en gros ce dont vous avez besoin pour en faire un:

-Deux boites en carton: l’une qui sera la boite interne de dimension 40 cm x 40 cm et l’autre, boite externe(faisant une longueur et une largeur de quelques centimètres de plus).

-Un morceau de carton pour faire le couvercle( il devra dépasser de 4 à 8 cm sur tout le pourtour de la boite externe.

-Un rouleau de papier aluminium.

-Une bombe de peinture noire(non toxique, une fois sèche).

-Un sachet en plastique pour cuisson au four(Ils sont conçues pour résister à plus de 200 °C).

Première étape: construction de la base

A l’aide d’un couteau on rallonge les rabats(suivant la profondeur du four que vous voulez; en général c‘est environ deux centimètres de plus que votre récipient )que l’on plie par la suite.

Puis en position fermé, on pose la petite boite au dessus et on trace son contour.

Ensuite on enlève la boite interne et on plie le long du trait de manière à former un trou.

A l’intérieur des deux boites on colle du papier aluminium et on mets des papiers journaux froissés dans la boite externe (au fond et sur les côtés), de telle manière que lorsque vous glissez la boite interne dans le trou restant, les pliages de la boite interne soient à la hauteur du dessus de la boite externe.

On colle ces pliages sur le dessus de la boite externe et on ajuste leur longueur au périmètre de la boite externe.

De manière à protéger le fond du four on découpe un morceau de carton de la même taille que celui-ci (fond intérieur),on colle du papier aluminium sur un des 2 cotés et on peint ce coté en noir que l’on laisse sécher.

Ce morceau est placé sur le fond de la boite interne, la base du four est donc finie. On obtient le schéma de la figure ci-dessous.

Deuxième étape: fabrication du couvercle amovible

Elle se fait à l’aide d’un morceau plus grand que le fond de la boite externe.

Une fois qu’il est terminé, on le pose sur cette boite pour vérifier qu’il fait la bonne taille.

Sur le couvercle on trace un rectangle de la taille de la boite interne puis on découpe les cotés gauche, avant, et droit, et on plie vers le haut le long du côté arrière.

Il faut coller du papier aluminium à l’intérieur de ce volet.

Il reste à faire un appui vertical. Pour cela on prend un fil de fer, on coupe deux bouts de 15 cm environ et on les insèrent de façons à maintenir le volet en l’air(voir photo ci-dessous).

L’angle entre la couvercle et le volet dépendra de la cuisson que vous voulez. Il se situe généralement autour de 90 °.

Ensuite on le retourne et on y colle le sachet en plastique pour cuisson au four.

Etape facultative: améliorer l’efficacité du four

Ce four est efficace pendant les saisons ensoleillés. Mais durant les périodes hivernales par exemple où soleil ne chauffe pas suffisamment, la puissance reçue peut être insuffisante. Pour combler ce manque voici comment faire:

-Fabriquez un nouveau réflecteur de la taille du couvercle(En ajoutant trois de plus on obtient la photo ci-dessous)

-Faire le fond du four avec une feuille de métal, par exemple un miroir en aluminium(que l’on peindra en noir)

Si à l’inverse la puissance reçue est trop élevée, vous pouvez diminuez l’angle entre le couvercle et le volet.

Windela

C’est un lampadaire mixte solaire-éolien complètement autonome.

En parallèle aux systèmes de gestion des luminaires déjà existants, aujourd’hui on assiste aux débuts des lampadaires indépendants.

Une éolienne verticale, couplée à des cellules photovoltaïques permet de produire l’électricité nécessaire à l‘éclairage de la lampe. Dans le cas où le vent et le soleil viennent à manquer, de batteries imbriquées au mat permettent d’assurer l’autonomie du lampadaire pendant quelques jours.

N’étant pas relié au réseau EDF, ce système représente la meilleure économie possible.

Cependant du fait de la nouveauté de la technologie, l’investissement de base est très élevé car il faut compter environ 6 000 euros par lampadaire( indépendant). Mais suivant la région où il est utilisé et du potentiel éolien et solaire, le retour sur l’investissement peut être rapide.

Une solution d’avenir pour éclairer les sites non reliés au réseau, voire pour fournir de la lumière aux villes sans avoir besoin de produire de l’électricité.

Les chargeurs solaires

Ils utilisent l’énergie du soleil pour alimenter des appareils en électricité ou des batteries rechargeables. Des cellules solaires sont installés sur le dos avec un fil électrique transmettant l’électricité ainsi produite.

Les chargeurs solaires d’aujourd’hui sont surtout conçus pour des appareils portables comme les téléphones et les ordinateurs.

C’est un avantage d’en posséder un car non seulement vous recevez de l’électricité quelque soit l’endroit où vous êtes(à condition qu’il est un minimum d’ensoleillement) mais en plus elle est gratuite.

Cependant il faut que le chargeur soit adapté aux appareils que vous possédez.

Si vous espérez faire des économies d’énergies donc d’argent il faut qu’acheter un chargeur de ce type soit profitable à long terme afin d’en amortir le prix.

En acheter un peut être tentant du fait que ce soit une nouveautés dans le marché mais le but est que ce soit profitable à long terme.

Combien coute le chargeur? Avez vous beaucoup d‘appareils que le chargeur peut alimenter? Quelle est la puissance qu’il peut fournir? Quelle est en moyenne sa durée de vie? A combien s’élève votre facture d’électricité(Quelle part le chargeur peut vous économiser)? Est-ce que vous vous déplacez souvent ?

Une fois que vous avez répondu à ce questions, réfléchissez bien si cela justifie d’acheter un chargeur solaire.

Les lampes solaires

Une lampe solaire est munis d’une cellule solaire qui transforme l’énergie du soleil en électricité et la stocke dans des piles imbriquées à l’intérieur de la lampe.

Elle se recharge durant le jour et commence à éclairer à la tombée de la nuit. Soit elle dispose d’un interrupteur soit d’un système automatique. Elle peut s’allumer automatiquement grâce à des capteurs en mouvement; des que quelqu’un passe elle s’allume et si il n’y a personne l’énergie stockée est utilisée ultérieurement.

Tachez de placer les lampes solaires dans les endroits les plus ensoleillés pour optimiser le captage de l’énergie des rayons du soleil.

Veillez également à garder la cellule solaire à l’abri de la poussière et des débris, il faut la nettoyer régulièrement. Cela permettra un meilleur chargement des piles.

Les prix des lampes solaires varient(certaines coutent 10 euros ,d’autres 200)en fonctions de plusieurs paramètres: la taille, l’esthétique, la durée de vie, la capacité à éclairer….

Ces lampes sont souvent plantées sur la pelouse pour décorer les jardins(elles sont munies d’un pic en dessous du pieds pour qu’elles soient faciles à planter)

Elles servent aussi à marquer les sentiers la nuit et les bords de piscines(quand on voit plusieurs lampes formant un rectangles la nuit, on peut se douter qu’il y a une piscine); pour des cas comme ça, acheter une lampes solaire est économique. En effet, l’éclairage est gratuit et l’investissement de départ est le prix de la lampe; toutefois renseignez vous bien sur son entretien et sa durée de vie.

Les tours solaires

Une tour solaire est une centrale à énergie( renouvelable), construite de manière à faire circuler l’air chauffé par le soleil.
Elle est composée d’un collecteur s’étendant sur une surface assez grande entourant la cheminée en forme de tour(d’où son nom).
Le principe est le suivant: ces collecteurs captent la chaleur du soleil, et par convection l’air chaud(à l’intérieur) qui est plus léger que l’air froid, s’élève. Cet air passe ensuite par des turbines situées à la base de la cheminée. Actionnées, elles produisent de l’électricité.
L’investissement de départ est important, mais les coûts de fonctionnement et d’entretien sont faibles.
Depuis le début du siècle de nombreux chercheurs dans le monde ont présenté différents projets de tour solaire.

L’avion solaire

L’avion solaire est un avion fonctionnant à l’énergie qu’il capte du soleil grace à des panneaux photovoltaïques installés  sur la surface de l’aile; L’énergie lumineuse est convertie en énergie électrique. Un circuit électronique, relié aux panneaux alimente le moteur qui transforme cette énergie électrique en énergie mécanique au travers d’une hélice. Dans la majorité des cas, une batterie est utilisée pour stocker l’énergie supplémentaire afin de pallier le manque eventuel de Soleil. Cette énergie est propre et inépuisable certe mais présente une instabilité imprévisible à cause du temps. Dans l’état de la technologie actuelle, il n’est pas possible de transporter de personne grâce à ce moyen .

Le Solar Impulse est un projet vise à construire puis à faire voler de nuit comme de jour, un avion grâce à l’énergie solaire jusqu’à effectuer un tour du monde.

Deux hommes, pionniers et innovateurs, tous deux pilotes, assurent le développement de Solar Impulse depuis 2003 : Bertrand Piccard et André Borschberg

L’avion solaire, baptisé Solar Impulse, a pris son envol mercredi 7 avril. Avec son envergure équivalente à celle d’un Airbus A340 (63,40 mètres) et ses ailes recouvertes de quelques 12000 cellules photovoltaïques, le prototype a donc passé son baptême de l’air en effectuant un vol de deux heures. Equipé de quatre moteurs électriques embarqués, il a bouclé avec succès cette première sortie. Une réussite qui ne doit pas cacher les doutes bien réels qui accompagnaient cette tentative.

Après 7 ans de travail et de multiples retards dus à la météo, le Solar Impulse a donc finalement déployé ses ailes : une bonne nouvelle, mais pas une finalité. Sous deux ans, le projet doit aboutir à un vol autour du monde en 5 étapes. Pour y parvenir, l’avion doit encore démontrer sa capacité à fonctionner sans discontinuité sur de longues durées. Un défi qui suppose que l’avion possède suffisamment d’énergie pour effectuer un vol de nuit avant de pouvoir recharger ses batteries lithium-polymère aux premières lueurs du jour. L’équipe projet se donne encore deux ans pour être au point. Un délais qui laisse entrevoir de nombreuses nuits blanches aux ingénieurs impliqués.